mardi 27 octobre 2009

Atlas Sound - Logos

Atlas Sound vient nous rappeler qu'il n'est pas recommandé d'établir un classement annuel avant que celle-ci ne soit totalement écoulée.

Pour faire les brèves présentations, Atlas Sound c'est le projet parallèle de l'homme à la tête de Deerhunter, groupe de pop hybride qui a sorti un excellent album l'année dernière (Microcastle). C'est dans le même univers qu'Atlas Sound nous envoie, mais pas sur la même planète.
Du psychédelisme au service de la pop, des petits nuages de sons electroniques, des mélodies improbables, une sensation d'intemporalité, c'est sans complexes ni sans démériter qu'Atlas Sound semble vouloir donner la réplique à Animal Collective, même si la fibre Deerhunter est toujours bien présente. Alors qu'une trop forte similitude fait souvent l'objet d'une critique, je pense qu'ici les félicitations sont de mises.

Atlas Sound - Walkabout


Atlas Sound - Shelia


Myspace d'Atlas Sound

dimanche 18 octobre 2009

How to start the week : Dead Man's Bones + Islands + Local Natives

Après une semaine faible en productivité éditoriale sur le bloge, je vais tenter de combler un peu le retard avec un petit trio de nouveautés.

Dead Man's Bones - Pa Pa Power
Ils viennent de Californie et nous offre une pop originale et tintée de mysticisme.


Islands - Vapours
Ceux-là nous viennent de Montréal et en sont déjà à leur 3ème album. Ils bouclent en 2 minutes 40 une petite perle de Pop festive et rétro:



Local Natives - Airplanes
On ne quitte pas l'Amérique avec les Local Natives, qui nous préparent aux soirées hivernales au coin du feu:

dimanche 11 octobre 2009

Musiques d'un jour: Rob Cowen & The Dissidents + Hook And The Twin

Rob Cowen And The Dissidents - Heartache
Bien loin de l'effet des courants de styles musicaux, se joue celui autrement plus important des courants de style des noms de groupe qui les composent. En ce moment la tendance semble être au Machin Truc & the Bidules. De mémoire, le groupe le plus précurseur de cette tendance fut Nick Cave and The Bad Seeds, mais on assiste aujourd'hui à un véritable revival du style.
Quoiqu'il en soit, ces londoniens de Rob Cowen & The Dissidents, encore peu connus, l'ont bien compris, mais ne comptent pas que sur l'effet de style de leur nom pour faire parler d'eux. Leur indie pop épique trahit leur fascination pour Arcade Fire, tandis que mon intérêt pour les groupes fascinés par Arcade Fire trahit la mienne.Voici en tout cas le premier single du groupe:



Hook And The Twin - Bang Bang Cherry
Attention, eux ne sont pas à mettre entre n'importe quelles oreilles. C'est assez rare, mais je ne saurais absolument pas les classer dans un style précis (les idées sont les bienvenues). Je lis que c'est affilié au krautrcock, et c'est vrai que ca fait pas mal pensé à Can. Ce qui est sur, c'est que c'est tout sauf conventionnel, et que faire du psychédelisme addictif c'est pas donné à tout le monde.
Bang Bang Cherry Cherry AAAAAAAAAH


Myspace de Hook and The Twin

jeudi 8 octobre 2009

Musiques d'un jour : Blackchords + The Hidden Cameras

Deux petites Tracks of the day, gentiment dérobées à l'excellent Q magazine.

The Hidden Cameras - In The NA
J'ai découvert The Hidden Cameras dans un festival lors de mon séjour à Montréal. Malgrès leur faible popularité dans l'hexagone, ces Canadiens viennent tout de même de sortir leur 5ème album, dans un registre indie pop assez excentrique.
En réponse aux Knights who say "ni", les Hidden Cameras nous disent "na", avec un clip qui rivalise de loufoquerie:


Myspace The Hidden Cameras

Blackchords - At World's End
Les Blackchords nous viennent du pays des kangourous, et sont encore quasiment inconnus (les 38 000 views sur Myspace en attestent), mais tous les ingrédients semblent réunis pour qu'ils réussissent à faire parler d'eux: un registre post-punk à la Editors, un timbre qui n'est pas sans rappeler celui de Thom Yorke, et sur ce At World's End, un sens du refrein catchy.


Myspace de Blackchords

mardi 6 octobre 2009

Chronique - Built to Spill - There Is No Enemy

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Mizajour: L'album est désormais en écoute intégrale sur leur myspace > ICI <
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C'est avec un rythme cardiaque accéléré que j'ai attaqué le nouvel album de Built to Spill, "There Is No Enemy", tant leurs précédents albums et leur prestation scénique m'ont marqué.

Il m'est difficule d'introduire la musique du groupe d'une autre manière qu'en vous la faisant écouter. Ce qui est sûr, c'est qu'en plus de 15 années d'activité, Built to Spill a largement eut le temps de développer sa propre personnalité. Mais si je devais me mouiller, je dirais qu'on y retrouve du Pink Floyd pour les ambiances atmosphériques et instrumentales, du Neil Young pour l'authenticité et la recherche des jeux de guitares, et du Pavement pour le petit côté "crados" et indie rock.

L'album précédent, "You In Reverse", sorti en 2006, est tout simplement l'un de mes albums préférés, tandis que le titre d'ouverture, "Goin' Against Your Mind" (en écoute dans le lecteur à droite), est l'un de mes morceaux préférés tout groupes confondus.

S'étalant sur près d'une heure, le nouvel album est très riche et reprend tous les ingrédients qui ont forgé le son du groupe. Les trois premiers morceaux ne m'ont pas renversé, mais le trio qui s'en suit Good Ol' Boredom - Life's A Dream - Oh Yeah met précisemment le doigt sur ce qui faisait de l'album précédent une merveille. Un sens de la composition très éguisé, qui tend souvent vers une certaine dimension épique, que le groupe atteint par son inébranlable talent à développer des mélodies et des solos de guitares qui se croisent et se décroisent, prennent le temps d'évoluer et de construire des ambiances, avec une créativité qui semble illimitée.

Si certains osent prétendre que BtS a tendance a se laisser entrainer dans le terrain glissant des jams psyché sans fin, je réponds tout le contraire: en tendant l'oreille vous comprendrez le génie du songwriting de Doug Martsch, qui ne laisse absolument rien au hasard et donne du sens à chaque note, chaque mélodie.

Après seulement une écoute, je pense pouvoir dire que l'album recelle de véritables merveilles made in Built to Spill, mais alors que l'album précédent était excellent de A à Z, There Is No Enemy semble un tantinet trop long pour rester consistant. Il n'en reste pas moins que BtS demeure l'un des rares groupes vivants encore capable de titiller notre point G auditif avec tant de brio.

Good Ol Boredom


Oh Yeah


Things Fall Apart

lundi 5 octobre 2009

Chronique - Mumford And Sons - Little Lion Man

Moi qui commençait à me lasser de cette vague de groupes indie folk qui ont tous tendance à développer la même recette, voilà que débarquent Mumford and Sons, juste à temps pour m'éviter de dire une bêtise.
Eux, la recette ils se la sont carrément apprioriée:  équipés d'une guitare accoustique, d'un banjo, d'une contrebasse et d'une simple caisse de batterie, l'énergie qu'ils arrivent à dégager de cette combinaison accoustique est tout simplement bluffante.

Tout chez ces Mumford nous mène à penser qu'ils sont Américains: un nom qui sonne comme celui d'une taverne perdue au fin fond du mississipi, où on les imaginerait d'ailleurs jouer devant trois quakers descendant leur Jack Daniel's on the rocks, des instruments tout droit sortis du grenier de l'oncle Sam, et des combinaisons vocales qui ne sont pas sans rappeller celles de Fleet Foxes.
Mais c'est pourtant de Londres que nous viennent ces imposteurs, et avec leur premier album "Sign No More" semble naître un nouveau genre musical: l'Indie Country!

Voici en tout cas le single Little Lion Man, un petit peu plus péchu que le reste de l'album, et tout simplement excellent.



Myspace de Mumford and Sons

jeudi 1 octobre 2009

Fanfarlo + Wild Beasts


Wild Beasts et Fanfarlo sont deux jeunes formations anglaises que je me permets de partager en un petit tir groupé.

Mon premier, Wild Beasts, sort son deuxième album prénommé "Two Dancers": une succession de pop songs légères et touchantes, reposant sur une voix au timbre un peu excentrique, jonglant entre les aigus et les graves, qui pourrait peut-être en faire grincer certains. Quoiqu'il en soit, c'est le genre de petite musique matinale qui fait plaisir pour un réveil en douceur.

Wild Beasts - All The King's Men :

Le deuxième, Fanfarlo, est mon petit coup de cœur de la semaine: le fait qu'ils m'évoquent Arcade Fire n'y est certainement pas pour rien. Leur album "Reservoir" est lui aussi un petit sanctuaire de pop songs, souvent construites en crescendo, où telle une fanfare, une multitude d'instruments s'y donnent la réplique. Mention spéciale pour ce "I'm A Pilot", dont les envolées mélodiques, tel un cri d'espoir, contrastent magnifiquement la lourde rythmique du pas des prisonniers enchainés.

Fanfarlo - I'm A Pilot


Myspace de Fanfarlo

mardi 29 septembre 2009

Jul-Z Casadiohead

Un petit article mainstreamesque (je dépose le copyright pour ce mot, et vous laisse 3 minutes pour arriver à le prononcer) pour deux petites curiosités intéressantes que la hype a surement déjà striked:

Julian Casablancas - 11th Dimension
La plupart du temps, les projets parallèles d'artistes demeurent dans le même registre musical. Mr. Casablancas, alias la voix de The Strokes, l'entend autrement: monsieur fait la gueule à ses racines rock et nous propose un single blindé de rythmiques electro et de synthés en tout genre. Ça fait un peu bizarre d'entendre cette voix culte sur un terrain aussi différent, mais une fois outrepassée la surprise, c'est pas si mal! En tout cas ça sent TRES fort le New Order dans les instrus, à vous de juger si c'est tant mieux. En attendant l'album, "Phrazes for the Young", voilà donc 11th Dimension:




Jay-Z + Radiohead = Jaydiohead
Jay-Z continue dans son trip musical dont l'objectif semble être de remixer tous les meilleurs albums de l'histoire: après avoir mélangé son Black Album au White Album des Beatles pour obtenir le Grey Album (hommage métaphorique et prémonitoire à Michael Jackson?), il s'attaque désormais à Radiohead. Ce n'est, à priori, pas du tout dans mes cordes, mais le résultat est plutôt réussi.
A telecharger gratuitement ici

Jaydiohead - Life There


dimanche 27 septembre 2009

Lee Fields & The Expressions - My World

Non pas pour étaler mon éclectisme musical, mais parce que la bonne musique n'appartient à aucun style, on passe du post-punk à la soul.
Au détour d'une visite au rayon disques chez Virgin, entre un Muse indigeste et un David Guetta répulsif, je suis tombé sur cet album de Lee Fields, My World.

Fan de soul originelle, celle des 70s, j'ai toujours entretenu la croyance que jamais on égalerait l'authenticité et la puissance émotionnelle des albums de James Brown, des Temptations, de Issac Hayes et autres Al Green.
Lee Fields et ses Expressions, résolus à me donner tort, m'ont scotché au casque. L'authenticité des compositions, de la voix, des arrangements et de la production donne l'impression que cet album a été fait il y à 40 ans mais a été gardé secret jusqu'à aujourd'hui. Venant de New York, et opérant pourtant depuis les débuts de la soul, Lee Fields n'a jamais atteint le statut qu'il mérite, n'ayant pas été signé ni chez la Motown ni chez Stax. Il n'est jamais trop tard, et peut-être fallait-il attendre 2009 pour que ce petit frère spirituel de James Brown se fasse reconnaître.
L'album est en écoute intégrale sur deezer, jettez-vous dessus. Attention, chef d'oeuvre.






vendredi 25 septembre 2009

Ganf Of Four - Damaged Goods (1979)

Parfois, et rarement, un seul album voire une seule musique a suffit à changer ce qu'est le rock, à faire évoluer les courants, créant ainsi un avant, et un après.
C'est le cas de Gang of Four, qui en sortant en 1979 l'album "Entertainment!" ne se doutent certainement pas de l'influence qu'ils auront durant les 30 années qui suivent.
Seulement 2 ans après la révolution punk sort le single "Damaged Goods", l'un des plus grands single de l'histoire du rock, qui résonne encore aujourd'hui, bien au delà de son faible succès commercial, comme influence directe ou indirecte des Bloc Party, Franz Ferdinand et consors.

Influencés par le punk, mais pas punk de nature, Gang of Four et Joy Division ont tous les deux déssiné l'après punk, le post-punk comme on l'appelle, et ont même pris le soin d'en dessiner les deux courants.
D'un côté Joy Division concentre cette rage en une implacable mélancolie, froide et chargée de noirceur. C'est la tristesse et la souffrance dans toute sa beauté poétique.
De l'autre côté, Gang Of Four emprunte au funk pour dessiner le punk-funk, soit la combinaison de l'énergie du punk et celle du funk, au service de titres bruts et hautement dansants.

Quoiqu'il en soit, et sans trop savoir pourquoi, Gang Of Four s'est produit il y à 3 jours dans l'excellente émission anglaise Jools. Trente ans après leurs débuts, c'est avec une étonnante authenticité qu'ils nous bénissent d'un Damaged Goods très bien conservé. L'occasion donc de réécouter ce titre culte, avec pour défi celui de réprimander l'envie insolente de gesticuler ses pieds:

The change will do you good
I always knew it would
Sometimes I'm thinking that I love you
But I know it's only lust
Your kiss so sweet
Your sweat so sour



Pour rappel, en 1980 ça sonnait comme ça: